Comment « HANDGONNE » devient tout naturellement « HANDGUN »

Il y a des gens sympas. Et parfois, on les prend pour des fous, mais « on » est un con. Donc, je tombe sur cette revue qui s’appelle BLACK POWDER et qui paraît tous les 3 mois chez nos britiches amis de ce qu’on pourrait appeler l’Association des Arquebusiers de Grande-Bretagne. C’est un peu comme le petit bouquin qui était édité par les Arquebusiers de France, mais en beaucoup moins rustique. Sauf que chez les A.D.F., c’était compris dans la maigre cotisation, donc on ne peut faire qu’avec ce qu’on a, et que chez nos tireurs d’outre-Manche, ça coûte 5,00 Britiches Livres Sterling, soit un peu plus de 7,40 Euro. Sans le port. Mais c’est bien, tout aussi bien même que notre truc français, du moins à l’époque où je cotisais encore avant d’en avoir marre de ne lire que des palmarès où les gens font des super scores qu’on se demande comment ils font, ou de concourir à côté de gens qui n’avaient pas l’esprit et qui venaient avec des vêtements de tir ou des organes de visée anachroniques. Et surtout parce qu’on les laissait faire. Enfin, je continue… Lire la suite Comment « HANDGONNE » devient tout naturellement « HANDGUN »

Pas de boudin noir pour la poudre ?

Il n’y a pas si longtemps encore, j’entendais quelqu’un dire que les ressorts à boudin ne sont pas permis au contrôle des armes dans les compétitions aux Armes Anciennes, « parce que ce type de ressort n’était pas connu à l’époque où l’on tirait avec des armes à poudre noire. » J’ai même entendu dire la même chose par des arbitres à l’époque où je portais encore le blouson rouge. Quelque chose est totalement faux là-dedans, il faut le rappeler ou le préciser. Il est vrai néanmoins que les ressorts à boudin actionnant le chien sont un système moderne lorsqu’ils sont de la même conception que celle des revolvers modernes et ils ne peuvent passer. Certaines armes ARDESA sont refusées au contrôle des armes parce qu’elles ont un petit ressort à boudin dans la platine qui règle la garde du bec de gâchette sur le cran de départ. D’accord, une platine qui ne comportait pas de ressort à boudin à l’époque où elle avait été conçue doit rester telle quelle si elle veut mériter l’appellation de réplique, et tout artifice altérant le caractère de réplique doit prendre le chemin du refus chez un Arquebusier vraiment digne de ce nom. Comme tirer le Maximilien avec un tunnel de guidon à insert circulaire et un niveau à bulle ; mais, enfin, ce fut un jeune et il était du club qui recevait, alors… Et de toutes façons, espérer avoir des résultats phénoménaux avec du AREDESA est un symptôme signifiant que le propriétaire candidat doit avoir été atteint de paludisme. Citons aussi le RÜGER Old Army, qui a beau être une merveille de solidité et de bonne facture, tout en tirant juste, mais qui n’est pas du tout une réplique car il reprend les formes d’une arme tirant déjà des cartouches métalliques et, outre son maître ressort à boudin trop moderne par rapport à celui du COLT « 73 » à qui il est censé ressembler, il n’a rien à faire en Armes Anciennes à cause de ses organes de visée réglables et de l’absence d’arme originelle. Lire la suite Pas de boudin noir pour la poudre ?

Jambon d’ours rôti à la sauce Cumberland

Traduction d’une recette tirée du « The Wild Game Gourmet » de chez Lyman

 

Commencer par tuer un ours avant d’avoir vendu sa peau.

 

Découper la viande en essayant d’en laisser le moins possible aux corbeaux.

 

Le jambon d’ours aura été laissé au congélateur à – 12° C pendant au moins un mois.

 

Pour la préparation au plat, laisser décongeler le jambon dans le réfrigérateur.

 

Avant de cuire, enduire de feuilles de laurier écrasées, de thym, de sel et de poivre, en frottant le mélange contre la surface de la viande pour faire pénétrer.

 

Rôtir au four à + 163 ° C, en badigeonnant souvent avec du vin rouge et de l’huile d’olive. Miam !

 

Faire cuire pour obtenir une viande « à point ». Le temps de cuisson peut varier selon l’âge du capitaine, celui de la bête et surtout le goût des convives, mais on peut comparer au bœuf. Va te faite cuire un bœuf sur le toit, un oeuf sur le plat, ou bien deux œufs si t’aimes mieux ça…

 

Servir avec une sauce « Cumberland ».

 

Sauce « Cumberland » :

 

– 1 orange

– 1 verre de vin Madère ou Porto

– 1 cuillérée à soupe de jus de citron

– 1 demi-tasse de gelée de groseilles

– 1 huitième de cuiller à café de poivre de Cayenne ou de gingembre moulu.

 

Peler l’orange et découper la peau en petits morceaux très fins.

 

Faire cuire avec le vin jusqu’à réduction d’un tiers.

 

Ajouter le jus de l’orange, le jus de citron, la gelée de groseilles, et le poivre ou le gingembre.

 

Bien remuer jusqu’à ce que la gelée soit entièrement mélangée et fondue.

 

Pine d’ours, couille d’éléphant ! Bon appétit et bonne d’enfant.

 

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LEY QUINTO (Cinquième Loi)

Traduction d’un article de W. AUSTERMAN paru dans D.G.W. Blackpowder Annual 1985

 

(Ce récit débute au début du XIXème. siècle, quand le Texas était encore indépendant et quand le Mexique étendait ses frontières beaucoup plus loin qu’aujourd’hui)

 

Partie en reconnaissance en cette année 1837 le long de la frontière de la jeune république, une compagnie de Texas Rangers rencontra un cavalier solitaire qui aurait pu servir d’archétype pour une engeance d’hommes qui allaient exporter un commerce horrible de l’autre côté du Rio Grande, et profondément à l’intérieur du Mexique, pour les dix années à venir. Le Capitaine William « Bigfoot » WALLACE sentit un frisson courir le long de sa moelle épinière lorsqu’il se retrouva en face de Jefferson TURNER, un homme qui ne vivait que pour donner la mort à ses ennemis. Tatinnn, Tita-titinnn. Autrefois un colon bien pacifique, ce TURNER avait vu sa femme et ses enfants se faire massacrer au cours d’un raid d’Indiens, et il ne faisait plus à présent que hanter le désert pour assouvir sa revanche. Plus tard, WALLACE se souviendrait de lui comme d’un « type grand et sec, vêtu d’une chemise de chasse et de chausses en peau de chevreuil, avec un bonnet en fourrure de raton laveur sur la tête. Il portait à l’épaule un long et vieux fusil à silex, en fer et de type Kentucky, ainsi qu’un tomahawk et un couteau à scalper passés dans sa ceinture. Ses cheveux étaient emmêlés et pendaient autour de son cou, hirsutes, en de grandes touffes non peignées, et ses yeux sortaient de sa tête, aussi brillants qu’une paire de charbons ardents. » Soixante ans plus tard, le vieil homme de la frontière se rappelait encore ces yeux en frissonnant« J’ai vu toutes sortes d’yeux de fauves, de panthères, de loups, de pumas, de léopards et de lions mexicains, mais je n’en ai jamais vu qui scintillaient, brillaient et dansaient comme ceux qui le faisaient dans cette tête-là. » C’étaient les lanternes de la folie qui y brûlaient, et elles éclairaient le chemin de TURNER dans sa course éperdue après les scalps d’Indiens, c’est-à-dire leur cuir chevelu, découpé et arraché comme trophée. Alors qu’il chevauchait avec les Rangers, il prétendit qu’il venait d’en prendre trois de plus au cours d’une escarmouche avec les sauvages, portant ainsi son palmarès total à quarante-neuf. Quand TURNER se sépara de WALLACE, il se vanta qu’il ne reviendrait pas à la civilisation avant d’en avoir attaché une centaine, étalés et séchés, sur des arceaux.

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COLT CONTRE ADAMS

Traduction d’un article de Garry JAMES paru dans D.G.W. Blackpowder Annual 1993

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Le Colt Navy était un revolver de belle figure tirant six coups, qui suivait le concept de la carcasse ouverte de ses prédécesseurs.

 

Longueur du canon : 7,5 pouces ( 19,05 centimètres )

Longueur totale : 12,9 pouces ( 32,77 centimètres )

Poids : 39 onces ( 1,1056 kilogramme )

Calibre : .36 centièmes de pouce ( 9,14 millimètres )

Capacité : 6 coups

Vitesse initiale : 700 fps ( 213,36 mètres par secondes )

 

Le revolver Deane, Adams & Deane était élégant, presque entièrement fait-main, tirant cinq coups, et jeta les fondations pour les générations futures de revolvers à double action.

 

Longueur du canon : 6,5 pouces ( 15,92 centimètres )

Longueur totale : 11,5 pouces ( 28,17 centimètres )

Poids : 30 onces ( 0,850 kilogramme )

Calibre : .44 centièmes de pouce ( 10,78 millimètres )

Capacité : 5 coups

Vitesse initiale : 550 fps ( 167,64 mètres par secondes )

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LE FAMEUX RIFLE MATCH DE 1874 A CREEDMOOR

Traduction d’un article de Bob SMITH paru dans D.G.W. Blackpowder Annual 1987

 

Creedmor – 1874 : L’histoire incroyable et fascinante de la première victoire de l’Amérique dans un concours de tir international. L’année 1874 servira de repère pour le tir de compétition en Amérique, parce que, voyez-vous, les Etats Unis étaient brusquement devenus la vedette du tir international, et cet événement impressionnant aura bientôt prouvé que l’Amérique était capable de se battre à un niveau de compétition mondial.

 

« Aux tireurs d’armes d’épaule des Etats Unis…» Ces mots furent le premier contact de l’Irish Rifle Team aux tireurs américains pour un challenge international en 1873. Le Major Arthur B. LEACH, capitaine de l’équipe du Irish Rifle, avait lancé le défi « aux tireurs d’armes d’épaule des Etats Unis » par une annonce dans le New York Herald, pour tirer un concours en Amérique et créer un championnat du monde ! La période des années 1800 est remplie d’histoires d’armes à feu, de chasse, et de tir, pour ce pays relativement jeune qu’était l’Amérique. Les armes à feu avaient été des outils de tous les jours pour les premiers colons, le tir à la cible était déjà devenu une tradition américaine, et l’adresse était une qualité que les Américains admiraient et à laquelle ils aspiraient. On apprenait aux femmes à se servir d’une arme pour l’auto-défense, on enseignait aux jeunes garçons les rudiments du maniement des armes en toute sécurité, et on les éduquait constamment pour les perfectionner en matière de précision dans leur façon de tirer. Pour le tireur, pour le chasseur, ou pour l’amateur d’armes, c’était vraiment là une époque formidable pour y vivre et en faire partie. Entre-temps, de l’autre côté de l’Atlantique, les tireurs puristes en costume des îles britanniques se mesuraient depuis de nombreuses années dans des compétitions à longue distance. Les Anglais avaient un excellent stand à 1000 yards à Wimbledon, qu’ils utilisaient régulièrement, et en 1862, les Britanniques remirent le Elcho Shield Trophy comme récompense aux Ecossais pour avoir gagné le concours. Ce match à longue distance, qui devint un événement sportif annuel fameux, se jouait à 800, à 900 et à 1000 yards. Le vainqueur se voyait décerné le Elcho Shield Trophy et le titre de Champion des Iles Britanniques.

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HOMMES DE LOI SUR LA FRONTIERE

Des héros ou des truands ?

Traduction d’un article de Joe BILBY paru dans D.G.W. Blackpowder Annual 1988

Le soleil du 30 Avril 1884 se levait tristement sur la ville de prairie de Medecine Lodge, au Kansas. C’était le dernier matin que verrait Henry BROWN, l’officier de police tout nouvellement marié et en charge de la ville toute proche de Caldwell. L’homme de loi de 27 ans mourrait ce jour-là, suite à une attaque de banque à main armée sur Medecine Lodge. Il est intéressant de noter que BROWN ne mourut pas héroïquement en défendant la banque, mais paya de sa tête pour l’avoir dévalisée. BROWN et son député, Ben WHEELER, alias Ben ROBERTSON, étaient partis de Caldwell quelques jours plus tôt, sous prétexte de courir après des voleurs de bétail dont ils auraient été sur la piste. Une fois tranquilles en dehors de la ville, le marshal et WHEELER rejoignirent deux petits malfrats, William SMITH et John WESLEY, et le quartet chevaucha vers Medecine Lodge, sous-entendu pour attaquer la Medecine Valley Bank . L’attaque tourna en fiasco, et les bandits frustrés tuèrent le président de la banque E.W. PAYNE ainsi que le caissier George GEPPERT. Poursuivis par un détachement d’hommes en colère sous les ordres du shérif, BROWN et ses hommes se ruèrent désespérément vers une cache où ils avaient mis des chevaux frais en réserve qui auraient pu leur permettre de s’échapper. Malheureusement pour eux, les bandits se trompèrent de direction, ils furent piégés et rapidement capturés. Mais putain, je t’avais dit que c’était à droite, conaud ! L’incarcération dans la prison de fortune de Medecine Lodge apporta peu de protection aux braqueurs de banque. Les citoyens de la ville, enragés par les meurtres de PAYNE et de GEPPERT, qui étaient des gens connus et aimés, se précipitèrent dans la prison et traînèrent les tueurs dehors. L’ancien marshal BROWN tenta de s’enfuir en courant, mais il fut coupé en deux par une décharge de fusil de chasse. Ses trois camarades de crime furent pendus sommairement. C’est un lynchage. Bien qu’ils ne fussent pas aussi courants que les scénaristes ou les écrivains de romans à quatre sous voudraient nous le faire croire, les attaques de banques à main armée et les lynchages ne furent certainement pas des évènements inconnus dans l’Ouest américain du XIXème. siècle. Malheureusement, le cas de l’homme qui avait prêté serment de défendre « la loi et l’ordre » et qui avait passé la ligne le séparant du banditisme pour son profit personnel, ne l’était pas non plus. Qu’il le sût ou non, le comportement outrageux de BROWN eut un précédent avec celui de Henry PLUMMER. PLUMMER, né au Connecticut en 1837, fut attiré en Californie vers 1850 par la fièvre de l’or. Loin d’être de ceux qui courraient après la chimère de l’Eldorado dans les collines, PLUMMER ouvrit une boulangerie à Nevada City en 1853, gagnant un peu de liquide en extra comme joueur indépendant. Présentant bien et habile avec une arme, il fut élu marshal de la ville en 1856. Mais cet homme de loi de 19 ans avait un gros défaut, un penchant pour les dames, pour les dames des autres hommes. L’une de ces affaires se finit au pistolet et le jeune marshal se retrouva condamné à dix ans de prison pour avoir tué un mari jaloux. Gracié au bout d’un an, PLUMMER fut bientôt mêlé à une série de combats de saloon et de braquages, et il tua un autre homme. Bien que remis en prison, il s’échappa et partit vers le Nord. L’homme de loi renégat se tailla un chemin plein de meurtres et d’adultères à travers l’Oregon et l’Etat de Washington, en route vers les mines d’or du Montana, où il s’établit comme joueur à Bannack et prépara secrètement la création d’une bande organisée « d’agents de la route ». A cette époque, il réussit à se faire engager comme marshal. Mais PLUMMER déménagea bientôt vers des cieux plus propices à Virginia City, où il fut à nouveau élu marshal et développa ses activités de bande organisée. Les capacités d’organisation d’Henry PLUMMER étaient sans aucun doute excellentes, et s’il les avait utilisées dans des voies plus sociables, on se serait souvenu de lui comme de l’un des pères fondateurs du Montana. Cependant et au lieu de cela, un comité de Vigilants termina sa carrière de bandit avec un badge attaché au bout d’une corde en Janvier 1864. « L’étoile sur la corde », un vrai titre de film. Les marshals renégats BROWN et PLUMMER ne furent pas les seuls dans l’histoire de l’Ouest. Burt ALVORD, un avocat respecté en Arizona, fut arrêté en 1900 pour avoir conduit une bande de dévaliseurs de trains alors qu’il était policier à Wilcox. « Buffalo Bill » BROOKS, premier marshal de Newton, Kansas, et plus tard policier à Ellsworth, Kansas, attendit d’en avoir terminé de faire respecter la loi avant de commencer sa carrière de voleur de chevaux. En 1874, il fut pendu lui aussi, les bottes aux pieds. Les DALTON, membres de ce qui fut considérée comme toute une famille de brigands, furent plus connus du grand public de leur époque et des générations qui suivirent, comme des hommes de loi qui avaient mal tourné. Lire la suite HOMMES DE LOI SUR LA FRONTIERE

LA BATAILLE DES LAVA BEDS

U.S. Army contre Modoc

Traduction d’un article de J.G. BILBY paru dans D.G.W. Blackpowder Annual 1993

 

Dans le sillage de la Ruée vers l’Or de 1849, les petites tribus indigènes d’Amérindiens de Californie furent accablées par une vague de pillages, de viols, de massacres et de maladies qui réduisirent la population Indienne de l’Etat de soixante dix pour cent. A moins d’un millier, les Modoc, qui chassaient, cueillaient et pêchaient sur une zone de plus de 5000 miles carrés près de la frontière entre la Californie et l’Oregon, refusèrent de sombrer tranquillement dans l’histoire sans réagir. Les Modoc préféraient éviter les Blancs, mais l’invasion engendra une résistance et dégénéra en une série de conflits pendant toutes les années 1850. Ravagés par la guerre et par la variole, opprimés par les colons et le gouvernement, les Modoc furent forcés à émigrer vers la Réserve Klamath dans l’Oregon, après un traité signé en 1864. Bien qu’harcelés par les Klamath, leur principal chef, Old Schonchin, Vieux Chauchichon, avec d’autres de son peuple, s’adaptèrent aux difficultés et à la précarité de la vie en réserve. Beaucoup ne purent pas le faire. Kientpoos, connu chez les Blancs comme Captain Jack, retourna vers les traditionnels territoires de chasse sur la Lost River, Oregon. En 1870, le Responsable aux Affaires Indiennes de l’Oregon, Alfred B. MEACHAM, réussit à convaincre Jack de revenir dans la réserve auprès de son peuple. Pourtant, de nouveaux heurts avec les Klamath, combinés à un programme officiel de destruction des pratiques culturelles et religieuses traditionnelles Modoc, provoqua une nouvelle fuite de la bande vers la Lost River en quelques mois. Les mineurs de la ville de Yreka, également appelée Eureka et située sur la côte, California, où les Modoc travaillaient, achetaient, demandaient avis et aidaient même à combattre des feux, n’étaient pas gênés par le retour des Indiens. Les fermiers locaux non plus, payant un « loyer » aux Modoc sous forme de marchandises et de nourriture, ou employant des Indiens comme cow-boys, c’est-à-dire comme gardiens de vaches. Mais certains colons, en particulier de l’Oregon, estimaient que les Modoc constituaient une menace et envoyèrent une pétition au gouvernement pour qu’on les renvoyât. Tentant un compromis, Captain Jack proposa que l’on lui accordât une réserve de six miles carrés sur la Lost River pour lui et son peuple. Mais cette solution tout à fait raisonnable, avalisée par MEACHAM et par le Général Edward R.S. CANBY, chef du Département à Columbia, ne fut jamais vraiment prise au sérieux, sans doute parce qu’elle aurait constitué un dangereux précédent en permettant aux Indiens de réclamer leurs terres traditionnelles.

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